| Améliorer la base technique, scientifique et socioéconomique de l’adaptation
The secretariat of the United Nations Framework Convention on Climate Change (UNFCCC)
Le programme de travail de Nairobi sur les impacts, la vulnérabilité
et l’adaptation au changement climatique.
Dans ses rapports de 2007, le panel de l’ONU sur le climat (GIEC),
co-lauréat du prix Nobel de la paix de cette année, met l’accent sur
les impacts de l’évolution du climat et souligne l’importance de s’y
adapter. Cette adaptation occasionne des actions qui atténuent les
conséquences néfastes du changement climatique ou en exploitent
les avantages. Les travaux d’adaptation sont déjà en cours à différents
niveaux, mais doivent être intensifiés. La CCNUCC prévoit plusieurs
mécanismes de soutien pour mettre en oeuvre l’adaptation, dont des
aides financières aux pays de développement, la coopération et le
renforcement des capacités en matière de méthodologies
d’évaluation, technologies d’adaptation,
recherche et observation systématique.
Adopté en 2005, le programme de travail
de Nairobi sur les impacts, la vulnérabilité
et l’adaptation est l’un des plus
importants accomplissements récents
destinés à améliorer les capacités
techniques et la coopération pour
l’adaptation. Cet accord reconnaît le
besoin d’exploiter l’expérience pratique
et les connaissances scientifiques
croissantes en matière d’adaptation et de
répondre aux besoins d’adaptation. Des
activités concernant les impacts, la
vulnérabilité et l’adaptation ont déjà été
entreprises par les Parties à la
Convention et par des organisations à toutes les échelles ; elles
devraient être reconnues et partagées par le processus international et
utilisées pour catalyser de nouvelles actions.
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Modelled estimations of change in water resources in China
under climate change scenario for period up to 2079.
Source: National communications of the Peoples republic of China |
Coopération sur l’adaptation
Ce programme est unique en ce sens qu’il vise à favoriser une
coopération structurée et globale entre les Parties (191 pays) sur un
large éventail de questions concernant l’adaptation. Il n’attribue pas
de ressources, mais il fournit des informations sur l’utilisation la plus
efficace des ressources financières disponibles pour l’adaptation. Il a
pour objectif d’aider toutes les Parties, notamment les pays de
développement (dont les moins développés et les petites îles
indépendantes), à mieux comprendre et évaluer les impacts, la
vulnérabilité et l’adaptation ainsi qu’à prendre des décisions
informées sur les actions et mesures d’adaptation pratiques requises
pour répondre au changement climatique sur une base scientifique,
technique et socioéconomique rigoureuse, en tenant compte de
l’évolution et la variabilité actuelles et futures du climat.
Ce programme est axé autour de neuf pôles : données &
observations ; méthodes & outils ; modélisation climatique ; risques
liés au climat & phénomènes extrêmes ; informations
socioéconomiques ; planification & pratiques d’adaptation ;
diversification économique ; recherche ; technologies. Chacun de ces
pôles est important pour renforcer les capacités à s’adapter
efficacement. Ce programme a pour atout principal de faire
intervenir dans sa mise en oeuvre un grand nombre d’organisations,
d’institutions, d’experts et de communautés. À partir d’octobre 2007,
quatre-vingt-sept organisations du monde entier – de grandes
organisations intergouvernementales à de petites ONG locales – ont
offert d’y participer à travers un point focal, la coordination étant
assurée par le secrétariat. Par le biais de l’Organe subsidiaire de
conseil scientifique et technologique (SBSTA), plusieurs organisations
ont fourni des informations sur les activités et fait des propositions
dans le cadre de la mise en oeuvre du programme, dont
l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (OAA), l’IPCC, la
Stratégie internationale de prévention de catastrophes (SIPC),
l’Organisation de coopération et de développement économique
(OCDE), le Programme des Nations Unies pour le développement
(PNUD), la Banque mondiale, l’Organisation mondiale de la santé
(OMS) et l’Organisation météorologique mondiale (OMM).
Catalyser l’action
L’approche adoptée par la CCNUCC pour mettre le programme en
oeuvre, sous la houlette du SBSTA, vise à catalyser des actions
d’adaptation à tous niveaux et à s’assurer que les produits et
éléments livrables ciblent les parties prenantes à tous niveaux et tous
secteurs confondus, y compris au-delà du contexte environnemental.
Les activités mandatées par les parties à la CCNUCC incluent des
ateliers rassemblant de nombreuses parties prenantes pour identifier
d’autres actions visant à réaliser les objectifs du programme, la
publication de documents et la production d’une interface Web sur
l’adaptation. Le Programme de travail de Nairobi entraîne aussi les
parties et organisations à élaborer de nouvelles actions innovatrices
à différents niveaux, notamment par la production de fiches d’Appel à
l’action constatant les besoins prioritaires des Parties et
organisations, identifiés par le biais de questionnaires, ateliers et
soumissions. Le secrétariat sert ainsi de pont avec la communauté
d’adaptation dans son ensemble afin que les besoins identifiés dans
les nombreux ateliers et réunions d’experts soient communiqués à
ceux capables d’y répondre et que les initiatives d’adaptation
répondent aux besoins des parties prenantes. Le secrétariat invite
aussi les organisations à promettre de participer à un Appel à l’action
et de partager les résultats de leurs missions soutenant les objectifs
du programme de travail. On compte parmi les exemples d’action :
l’essor des services du Centre de diffusion de données (DDC) et du
Groupe de travail pour les données et les scénarios servant à
l’analyse du climat et de ses incidences par l’IPCC, ou la sécurisation
des moyens de subsistance dans les communautés démunies qui sont
vulnérables aux risques climatiques par le biais d’activités de
sensibilisation et de partage des connaissances mises en place par
des ONG.
La mise en oeuvre du programme de travail avance. Les parties à la
CCNUCC effectueront un bilan des premiers résultats en juin 2008. De
nouvelles activités seront alors définies en tenant compte des conclusions
du quatrième rapport d’évaluation de l’IPCC et d’autres informations
scientifiques publiées récemment, ainsi que d’autres activités pertinentes
en provenance d’institutions internationales et régionales. Au cours des
prochaines années, un montage d’activités d’adaptation établi dans le
cadre de la CCNUCC devrait émerger en réponse au besoin d’améliorer
l’adaptation sur le terrain. Il sera fondé sur divers travaux pour
l’adaptation au titre de la CCNUCC, pour lesquels le programme de
travail de Nairobi représentera une contribution précieuse.
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