| Eliminer 25% des émissions mondiales de CO2
Sustainable Forestry Management Ltd
La déforestation contribue à 18-25 % des émissions annuelles de gaz
à effet de serre (GES). L’insuffisance des moyens de protection des
forêts prévus par le Protocole de Kyoto et le SCEQE sape notre
capacité à stabiliser le climat d’ici à 2050. La plus grande cause
d’émission de GES des pays de développement est la déforestation,
qui donne lieu à une concentration de gaz supérieure aux émissions
fossiles totales des États-Unis. L’Indonésie et le Brésil sont les
troisième et quatrième plus grands émetteurs de gaz, presque
entièrement à cause de la déforestation car il est plus rentable
d’abattre un arbre que de le laisser pousser. Les communautés
forestières et propriétaires fonciers pratiquent le déboisement,
pourtant destructeur, pour obtenir du bois de chauffe et de
construction et cultiver le sol afin de générer des revenus. Par
contraste, personne ne les rémunère pour protéger et restaurer les
forêts dont ils dépendent, tout comme nous.
L’appel à la réforme du MDP
| |
 |
| |
Preservation and restoration of of tropical
forests and the planting of new forests is
essential to the developing world |
La déforestation est exclue du Mécanisme pour un Développement
propre (MDP) du Protocole de Kyoto, tandis que le boisement et la
régénération des forêts n’y sont que partiellement inclus et les règles
s’y rapportant sont tellement onéreuses qu’il n’existe aucun projet
commercial opérationnel. Ce mécanisme nécessite une réforme
radicale afin d’encourager le boisement et la reforestation. La
demande mondiale en bois ne va pas disparaître soudainement. Si
nous voulons réduire la déforestation, nous devons favoriser le
boisement et la régénération des forêts.
Suite à une consultation de deux ans, la COP 13 prendra des décisions
essentielles sur l’utilisation des sols et l’exploitation forestière dans les
pays de développement. Il est indispensable de lier la réduction des
émissions résultant de la déforestation évitée au marché du carbone et
de prendre des mesures précoces de crédit pour restreindre la
déforestation, stabiliser le climat et conclure un traité après 2012.
La préservation et la restauration des forêts tropicales et de
nouvelles plantations constituent le moyen le plus efficace de réduire
les émissions de GES lors des 50 prochaines années. Le paiement
pour le piégeage de carbone offre la seule possibilité réaliste de
promouvoir le passage de l’exploitation à la gestion. On estime à 15-
20 milliards USD les coûts annuels requis pour réduire de 50 % la
déforestation tropicale, un montant grandement supérieur au total
des dépenses de conservation mondiales faites par le secteur public
et les associations à but non lucratif.
Le rôle indisputable des forêts
Les forêts représentent un réservoir de carbone à long terme. Elles
couvrent une importante surface de la terre depuis des millénaires
et contiennent 60 % du carbone terrestre. La déforestation évitée, la
régénération des forêts, la restauration de la couverture végétale, le
boisement et la gestion durable sont autant de moyens pour réduire
les émissions. La photosynthèse est la technologie de stockage de
carbone la plus efficace et la seule façon d’absorber le carbone
présent dans l’atmosphère. Les feux de forêts émettent du carbone
et réduisent la capacité de réabsorption de la terre. Les forêts
constituent également des moyens de subsistance pour les
populations les plus démunies. De plus, elles préservent les nappes
souterraines et protègent les sols et la biodiversité. En reconnaissant
le mérite des activités forestières, le marché du carbone peut
canaliser d’énormes sommes pour atténuer la perte continue de
forêts et d’espèces et les souffrances humaines en découlant.
En vue d’éviter un dommage irréversible pour la planète, les
températures ne doivent pas augmenter de plus de 20C, et les
émissions annuelles ne doivent donc pas dépasser 31 Gt CO2e. La
réalisation de cet objectif exige d’importantes réductions des
émissions qui ne peuvent être effectuées à un coût acceptable sans
l’élimination d’émissions par les forêts. Une étude McKinsey a révélé
que, pour 40 €/t CO2e, l’élimination des émissions par le biais des
forêts tropicales représente une proportion sans égal (25 %) de la
réduction potentielle totale par rapport à tout autre secteur, secteur
énergétique compris : 50 % découlant de la déforestation évitée et
50 % de la régénération forestière et du boisement.
Cette nouvelle prise de conscience du rôle des forêts a généré l’élan
nécessaire à l’inclusion de crédits forestiers sur le marché du
carbone à la COP 13. La Coalition de nations de forêts tropicales a
galvanisé ses efforts dans le monde entier pour inclure les réductions
d’émissions provenant de la déforestation évitée. La Forests Now
Declaration, sponsorisée par le Global Canopy Programme et lancée
au Brésil en septembre 2007, demande aux gouvernements de
prendre des mesures immédiates pour inclure des crédits forestiers
dans tous les marchés de carbone. Plus de 260 personnes et
organisations non gouvernementales importantes l’ont approuvée,
dont: E.O. Wilson, Ghillean Prance, Peter Raven,Tom Lovejoy,
Conservation International, Flora and Fauna International,Wildlife
ConservationAccueil et Care International. Wangari Maathai,
lauréate du prix Nobel de la paix et fondatrice du Green Belt
Movement, a soutenu la déclaration:
« Nous avons besoin d’un mécanisme permettant d’aider les
populations des pays de développement, en Afrique notamment, à
protéger leurs forêts existantes et à planter des arbres pour protéger
leurs sols, la biodiversité et leurs moyens de subsistance tout en
réduisant les émissions de dioxyde de carbone pour toute la planète. »
Maintenant que le monde entier reconnaît l’importance des forêts
tropicales et subtropicales, il est temps d’en réaliser le potentiel.
En 1999, des leaders dans la défense des droits humains, la
conservation et le développement économique sur les marchés
émergents ont constitué Sustainable Forestry Management Ltd pour
exploiter les possibilités de canaliser d’importants investissements du
secteur privé dans les forêts tropicales et subtropicales de façon
éthique et durable. Le groupe de sociétés SFM exerce ses activités en
Afrique, en Amérique latine et en Australasie. SFM est en train de
devenir la principale société mondiale dans l’utilisation éthique et
durable des sols incorporant les marchés environnementaux
émergents. Elle établit actuellement un portefeuille international
d’actifs forestiers pour devenir un important fournisseur de crédits
de carbone et services environnementaux sur les marchés mondiaux
d'émissions et d'échanges environnementaux.
W: www.sfm.bm |