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Consommation énergétique dans un centre de traitement des données type |
L’électricité joue un rôle clé dans l’efficacité énergétique
Schneider Electric
Principal facteur de production des gaz à effet de serre, l’électricité
représente 25 % des émissions dues à la combustion des carburants et
jusqu’à 50 % de la consommation en énergie des immeubles
commerciaux (calculs estimés d’après les rapports d’émissions EU2004 et
le rapport International Energy Outlook 2006 de l’EIA). Si la
consommation totale a augmenté de 1,6 % par an au cours des 30
dernières années, la hausse de la consommation d’électricité est
supérieure à celle de la consommation énergétique globale : +3,4 % de
croissance annuelle moyenne. La part de l’électricité représentera bientôt
16 % (2006 – Principales statistiques mondiales sur l’énergie de l’IEA).
Les émissions de gaz à effet de serre étant le centre d’attention dans
le monde entier, il est aujourd’hui plus que temps de prendre les
mesures qui s’imposent, afin de diminuer les dépenses énergétiques
grâce à une application intelligente de la technologie. Des économies
sont en effet possibles tant au niveau de la production et de la
distribution de l’électricité que de son utilisation. Nous disposons
déjà aujourd’hui de technologies qui permettent de contrôler la
consommation énergétique des bâtiments en matière d’éclairage, de
chauffage/ventilation/climatisation, de régulation et de distribution.
L’éclairage peut représenter à lui seul 40 % de la consommation
d’électricité d’une entreprise moyenne.
Ralentir et s’arrêter
Certains systèmes industriels avérés permettent déjà de réduire la
consommation énergétique des moteurs électriques et de mieux
contrôler l’usage de l’énergie électrique dans les usines. Les deux
tiers de l’énergie électrique utilisée par le secteur industriel servent
à alimenter des moteurs. Dans la plupart des pays, moins de 10 % de
ces moteurs sont équipés d’un système de contrôle et ne peuvent
donc pas être ralentis ou arrêtés automatiquement.
Le secteur résidentiel a vu l’émergence de nouveaux produits qui
permettent de contrôler l’éclairage et le chauffage et par-là même
d’améliorer la qualité de vie, tout en économisant l’électricité. Dans la
plupart des pays, chaque habitation individuelle émet environ 6,5 tonnes
de CO2 par an, autrement dit assez de gaz pour remplir six
montgolfières ! Le simple fait d’éteindre les lumières dans les pièces
inoccupées permettrait déjà d’économiser 2,2 tonnes de CO2 par foyer.
Le programme HOMES est une initiative de 88 millions d’euros,
essentiellement financée par l’Agence française de l’innovation
industrielle (AII). Ce programme vise à améliorer l’efficacité
énergétique des immeubles résidentiels, commerciaux et industriels
d’Europe, tout en maintenant le confort et la qualité de vie des
personnes qui y vivent ou y travaillent. De nouvelles technologies de
capteurs et de communication, alliées à des fonctions de contrôle
intégrées, toujours plus performantes et robustes, nous offrent
désormais les moyens d’atteindre cet objectif. Les bâtiments se
transforment en entités intelligentes, capables de se contrôler et de
se réguler, de manière à offrir un confort optimal au meilleur coût
énergétique. Ce programme applicatif sur 4 ans vise à créer et à
valider des prototypes prêts à être industrialisés par les 14
partenaires de ce programme. Fer de lance de ce programme,
Schneider Electric a su fédérer 13 entreprises leaders de leurs secteurs
en Europe autour de ce défi, où la maîtrise technologique est essentielle
(CIAT, EDF, Philips Lighting, Somfy, ST Microelectronics, t.a.c, Delta Dore,
PolySpace, Radiall,Watteco,Wieland, CEA, le Centre scientifique et
technique du bâtiment et l’Institut Polytechnique de Grenoble).
Centres de traitement des données
La régulation de la chaleur via des systèmes de refroidissement,
réfrigération et climatisation consomme jusqu’à la moitié de l’énergie
utilisée par un centre de traitement des données. La réduction de la
consommation énergétique passe par une adéquation de la
dimension du système à la charge, la conception d’un système
énergétiquement efficace et l’utilisation d’équipements et d’appareils
offrant un bon rendement énergétique. L’utilisation d’une
architecture d’alimentation et de refroidissement évolutive peut
économiser de 10 à 30 % des coûts de l’électricité (par rapport à
une infrastructure surdimensionnée), voire même plus lorsque les
centres de traitement des données sont équipés en redondance.
La mise en oeuvre d’une architecture de refroidissement en ligne pour les
déploiements haute densité se traduit par des économies de 7 à 15 %,
par rapport aux systèmes classiques de refroidissement par pièce. Un
grand nombre de climatiseurs proposent en outre une fonction
économie qui permet de réaliser des économies d’énergie conséquentes,
de l’ordre de 4 à 15% en fonction de leur implantation géographique.
L’utilisation d’équipements plus efficaces permet également de
réaliser des économies d’énergie substantielles. Les nouveaux
systèmes UPS, ultra performants, peuvent réduire de 70 % les pertes
énergétiques par rapport aux systèmes UPS existants, pour des
charges typiques équivalentes. Cela peut représenter des économies
de consommation énergétique allant jusqu’à 10 %. Pour assurer le
suivi et l’entretien d’un centre de traitement de données efficace,
une plate-forme de gestion est nécessaire afin de comprendre les
changements qui interviennent dans cet environnement dynamique et
fournir une approche à long terme exhaustive.
Des moteurs énergiquement efficaces
Au niveau des processus et réseaux des bâtiments, 72 % de l’électricité
consommée sert à faire tourner des moteurs et 63 % de cette énergie
est utilisée pour la gestion des applications de fluides, telles que le
pompage, la ventilation, etc. Les variateurs de vitesse constituent la
solution la plus appropriée pour réaliser des économies d’énergie au
niveau de ces applications que l’on retrouve dans l’industrie, mais aussi
dans le bâtiment et les infrastructures. Lorsque les pompes centrifuges,
les ventilateurs ou les compresseurs rotatifs sont équipés de variateurs
de vitesse, les économies sur la facture énergétique sont réelles, allant
de 15 à 50 % en fonction de l’installation. Le retour sur investissement
est généralement très rapide, de 9 à 24 mois.
Schneider Electric s’intéresse également à l’avenir et investit dans le
domaine de l’innovation pour produire des commandes intelligentes
au carbure de silicium (SiC). Cette nouvelle génération de variateurs
de vitesse est conçue pour réduire sensiblement les pertes
thermiques internes et fonctionner de manière plus efficace. Il n’y
aucune raison de ne pas économiser l’électricité, à la condition que
chacun d’entre nous accepte de le faire. L’engouement et la
motivation que suscite cette question ne font plus de doute.
D’autant plus que les technologies nécessaires existent déjà.
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