| De la paille dans le moteur
DONG Energy
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Niels Henriksen
CEO Inbicon |
Grâce à une nouvelle technologie, il est maintenant possible de produire du bioéthanol avec de la paille et d’autres produits résiduels.
Un carburant neutre en CO2 à portée de la main
Le transport des marchandises et des personnes est aussi vital que nécessaire. Pour le moment, rien ne laisse supposer que le transport sera moins important dans les années à venir. En fait, le nombre de véhicules motorisés continue d’augmenter, tout comme l’émission de CO2 dans l’atmosphère.
Il semble difficile de réduire le besoin global de transport, mais un carburant neutre en émission de CO2 est maintenant dans le domaine du possible.
En remplaçant le diesel et l’essence utilisés dans le secteur du transport par des alternatives plus propres telles que le bioéthanol, nous avons à portée de la main l’une des principales solutions pour réduire les émissions globales de CO2. Le bioéthanol, produit à partir de déchets agricoles, est un carburant neutre en CO2 car la quantité de CO2 dégagée lors de la combustion correspond à la quantité consommée par la croissance des plantes.
Les avantages d’une technologie novatrice
Dans sa filiale Inbicon, DONG Energy a mis au point une technologie prometteuse qui permet de produire du bioéthanol à partir de produits agricoles résiduels comme la paille (la technologie dite de seconde génération ou la production d’éthanol cellulosique). Le bioéthanol n’est pas une nouvelle invention, mais le bioéthanol obtenu à partir de produits résiduels est une nouvelle technologie (qui n’est pas encore viable du point de vue économique). Il s’agit d’un énorme pas en avant par rapport à la production de première génération existante de bioéthanol.
Il y a des usines de production de bioéthanol de première génération partout dans le monde. Les procédés de production existants reposent sur le grain céréalier, le maïs, le sucre de canne et d’autres matières premières d’alimentation présentant une forte teneur en sucre et/ou amidon. Cependant, l’utilisation de matières premières qui pourraient être utilisées dans l’alimentation a fait l’objet de vives controverses. L’avantage du bioéthanol de seconde génération est de ne pas utiliser de produits de base destinés à l’alimentation humaine ou animale.
Le procédé – de la paille à l’éthanol
La production de bioéthanol consommant énormément d’énergie, des synergies intéressantes sont possibles en intégrant la production de bioéthanol avec une centrale électrique et en utilisant des produits à teneur en matières sèches élevée.
La récupération de la chaleur résiduelle issue de la génération d’électricité pour produire du bioéthanol pourrait améliorer l’efficience énergétique de l’ensemble du procédé. Ce point est particulièrement important dans les pays où la chaleur résiduelle n’est pas utilisée pour le chauffage collectif.
Une teneur élevée en matière sèche est essentielle pour obtenir une bonne efficience énergétique, étant donné que les quantités d’eau à chauffer, refroidir et évaporer sont moindres.
En plus du bioéthanol, le procédé Inbicon produit des aliments pour animaux et un biocombustible solide qui peut être utilisé par les centrales au lieu du charbon. Contrairement aux autres types de biomasse (comme la paille ou les déchets), il n’y a aucune restriction technique sur la quantité de biocombustible qui peut être utilisée pour alimenter une centrale électrique. Le biocombustible solide est débarrassé des sels alcalins critiques, ce qui pose normalement des problèmes dans les centrales biomasse. Ainsi, la coproduction de bioéthanol dans les centrales électriques traditionnelles présente le potentiel d’améliorer sensiblement les performances des centrales en terme d’émission de CO2.
De l’idée à l’exploitation
Sur le chemin menant de l’idée à l’exploitation, la production de bioéthanol de seconde génération à DONG Energy est prête à être testée à grande échelle sur un site de démonstration. La filiale Inbicon A/S de DONG Energy est en train de construire un tel site pour la technologie de seconde génération à côté de la centrale DONG Energy de Kalundborg, au Danemark. La technologie est également en cours d’optimisation par Inbicon à une installation pilote située au siège de DONG Energy, à Fredericia.
Le site de démonstration devrait être prêt avant la COP du 15 décembre 2009, à Copenhague, Danemark.
Niels Henriksen, CEO d’Inbicon, travaille sur le développement du bioéthanol depuis le tout début.
« Notre technologie bioéthanol de seconde génération est le résultat d’activités de recherche et de développement poussées. De nouveaux produits voient sans cesse le jour dans notre quête de solutions énergétiques toujours meilleures et plus respectueuses de l’environnement. J’ai donc vraiment hâte de tester notre technologie sur le site de démonstration », explique Niels Henriksen.
A propos de DONG Energy
DONG Energy repose sur de nombreuses années d’expérience. Depuis plus d’un siècle, la société fournit de l’électricité et du chauffage et, depuis le début des années 80, du gaz naturel à ses clients du Danemark et des pays voisins. Aujourd’hui, la société est active au niveau de chaque maillon de la chaîne énergétique : des plateformes de production offshore de la mer du Nord aux parcs éoliens et aux centrales électriques et thermiques en passant par la distribution de l’énergie aux consommateurs.
Plus d’un million de clients dépendent quotidiennement de l’approvisionnement en énergie de DONG Energy. Ces clients sont notamment des domiciles privés, de grandes entreprises industrielles ou encore des organismes du secteur public. En 2007, la société a réalisé un chiffre d’affaires de DKK 41,6 milliards (environ EUR 5,6 milliards ou USD 8,3 milliards). DONG Energy, qui compte plus de 5000 employés, a créé la filiale Inbicon A/S pour commercialiser la technologie bioéthanol.
E: niehe@dongenergy.dk
W: www.dongenergy.com
W: www.inbicon.com
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