| Une réponse proactive et
multi-facettes au changement climatique
ArcelorMittal
La production d’acier génère des émissions de CO2 non négligeables. En dépit des efforts en cours pour réduire ces émissions et contribuer à la lutte contre le changement climatique, ArcelorMittal, leader mondial de la sidérurgie, est aujourd’hui confronté aux limites des technologies disponibles. La R&D travaille au développement de nouvelles filières de production à faible empreinte de carbone, mais la production d’acier à partir de minerai de fer restera, dans l’immédiat, très énergivore. Les réglementations de réduction des émissions doivent prendre cet aspect en considération et préserver un environnement concurrentiel équitable pour l’industrie sidérurgique. D’autre part, de nombreux produits et services d’ArcelorMittal font partie des solutions en contribuant de manière significative à l’efficacité énergétique des clients du Groupe. La réponse proactive et multi-facettes d’ArcelorMittal au défi du changement climatique identifie des objectifs à court, moyen et long terme et tient compte des dimensions suivantes : progrès technologiques, utilisation des mécanismes du marché, implication active dans le dialogue avec les régulateurs et promotion de l’innovation.
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Recyclage et produits à valeur ajoutée
La production d’acier implique d’importantes émissions de carbone, mais elle peut aussi faire partie de la solution au changement climatique. En particulier, la caractéristique intrinsèque de l’acier, sa recyclabilité, offre des avantages environnementaux tout au long de son cycle de vie. Dans certains secteurs comme l’industrie automobile, 95% de l’acier mis en œuvre est recyclé. Globalement, l’acier recyclé fait économiser 600 millions de tonnes de CO2 par an. ArcelorMittal est le plus gros recycleur de ferraille au monde.
L’acier est un composant indispensable au développement des technologies des énergies renouvelables, comme dans les éoliennes pour les plus connues, mais également dans les structures faisant appel à l’énergie solaire (ex : panneaux solaires intégrés dans la structure des toitures en acier), ainsi que dans les installations à énergie houlomotrice ou marémotrice et dans la production de rails. Des aciers plus légers et plus résistants permettent de réduire le poids des carrosseries automobiles et de renforcer les immeubles neufs tout en émettant moins de CO2.
Réduction des émissions
Au cours de ces 30 dernières années, les développements technologiques introduits dans l’industrie se sont traduits par une diminution de près de 50% des émissions relatives de CO2 en Europe de l’Ouest. Ces innovations, en particulier pour ce qui est de la filière fonte (haut fourneau), approchent de leurs limites technologiques. Nous propageons actuellement les meilleures pratiques au sein de nos unités de production afin d’amener nos unités les moins performantes, situées pour la plupart en dehors de l’Europe et des Amériques, aux mêmes normes que nos unités les plus performantes. La prochaine étape consistera à modéliser les scénarios d’émissions afin d’établir des objectifs à la fois ambitieux et réalistes.
Filières de production alternatives
ArcelorMittal utilise actuellement deux filières de production qui laissent une empreinte de CO2 bien plus faible que les procédés traditionnels. La réduction directe de minerai de fer (DRI) s’appuie sur le gaz naturel. ArcelorMittal est le premier producteur mondial de minerai de fer pré-réduit. Une autre méthode fait intervenir la biomasse, en utilisant le charbon de bois gagné à partir de forêts d’eucalyptus du Brésil pour produire de la fonte. Cependant, les deux procédés ont leurs limites, liées à la disponibilité de gaz naturel bon marché pour le premier et aux conditions climatiques dont dépend la pousse des forêts d’eucalyptus, assez rares en dehors du Brésil, pour le second.
Environnement réglementaire
Le défi global du changement climatique appelle des solutions globales. Le commerce de l’acier, librement acheté et vendu sur les marchés mondiaux, ne doit pas être faussé par les politiques de changement climatique. Le secteur, présent à la fois dans les pays industrialisés et dans ceux en développement, doit être régi par des approches qui prennent en compte les succès réalisés tout en offrant des incitations à réaliser des avancées en matière d’efficacité énergétique et d’innovations process. Nous avons préconisé l’adoption d’une approche sectorielle et travaillons dans ce sens avec l’International Iron & Steel Institute (IISI) et le World Business Council for Sustainable Development.
Technologies de rupture
Sur le long terme (2015 et au-delà), nous resterons une des entreprises leader du projet ULCOS de production d’acier à faible émission de CO2. L’objectif de cette initiative est de développer des technologies innovantes destinées à réduire les émissions de CO2 de plus de 50% dans l’industrie sidérurgique. Le projet est entré dans sa seconde phase, au cours de laquelle quatre filières potentielles seront évaluées à l’échelle industrielle. Une phase pilote viendra ensuite confirmer la viabilité technique et économique du projet. La plupart des technologies impliqueront la capture du carbone et son stockage (CCS), qui sont déjà en développement chez ArcelorMittal.
Utilisation des mécanismes de marché
Nous pensons que des mécanismes du marché, pour peu qu’ils soient bien conçus, peuvent aider à réduire les coûts d’adaptation aux règlementations liées au changement climatique, stimuler le développement de nouvelles technologies et offrir un moyen de collaboration entre pays industrialisés et pays en voie de développement. Escomptant une augmentation du marché du carbone, nous avons décidé d’investir dans des opportunités créatrices de valeur à long terme pour ArcelorMittal et contribuant à la maîtrise du réchauffement global. Directement ou par le biais de fonds, nous comptons acquérir des crédits carbone pour couvrir nos besoins ou investir dans des projets générateurs de crédits carbone valides au regard des mécanismes réglementaires.
E: crteam@arcelormittal.com
W: www.arcelormittal.com
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